Par Jacques Garello
Les Français les plus pauvres s’appauvrissent et les Français les plus riches s’enrichissent : on nous rebat les oreilles avec cette affaire, provoquée par un rapport de l’INSEE qui concerne les revenus de 2009.
Une telle campagne de presse, bien orchestrée, fait mouche dans un pays où l’égalitarisme est synonyme de progrès social, et où envie et jalousie sont des vertus majeures. Les Français sont naturellement conduits à penser que c’est la politique ultra-libérale suivie depuis 2002 qui est la cause de cette infamie.
Je voudrais rappeler quelques vérités premières à ce sujet :
- 1° C’est le socialisme qui crée la pauvreté durable.
- 2° Le socialisme inspire le gouvernement du pays, droite ou gauche, depuis des décennies.
- 3° Les inégalités sociales ne se sont pas accentuées en France.
- 4° L’égalité sociale n’est pas un progrès, le progrès est la promotion sociale.
L’un des rares arguments pertinents de la campagne misérabiliste est que la pauvreté augmente avec le chômage. Mais d’où vient le chômage ? En dehors de ce que j’appelle un « chômage progrès » qui accompagne nécessairement la croissance et la redistribution de la main d’œuvre qu’elle exige, il y a un « chômage-refus » qui est lié à la rigidité du marché du travail. C’est comme le mauvais et le bon cholestérol. Dans un cas il y a changement d’emploi – ce qui prend un délai de quelques semaines, dans l’autre cas il y a absence de création d’emploi – ce qui peut durer des années. Le chômage « frictionnel » c’est à peu près 3 à 4% de la population active et il dure trois mois en moyenne, le chômage « structurel » c’est bien au-delà et il peut durer de un à deux ans voire davantage.
Mais les socialistes keynésiens ont inventé le chômage « conjoncturel », lié aux prétendues crises du capitalisme, et qui appellerait l’intervention du gouvernement sous forme de dépenses publiques, financées à grands coups de création monétaire. Toutes ces politiques de relance ont toujours et partout échoué, et entraînent à coup sûr une montée du chômage : nous y voici. Pendant ce temps, les causes structurelles du chômage ne sont pas attaquées, et tout est fait pour décourager la création d’emplois : charges sociales, fiscales, syndicales, financières, qui empêchent les entreprises d’augmenter voire même de conserver leurs effectifs.
Cette situation dure en France depuis un demi-siècle au moins, en dépit de quelques réactions éphémères (Pinay par exemple). La droite actuellement au pouvoir ne fait pas de l’ultra-libéralisme, mais bien du pur socialisme. La dose de socialisme n’a cessé de s’alourdir : un droit du travail qui crée la rigidité, un parasitisme syndical délétère, une fiscalité pénalisant la réussite, l’épargne, l’actionnariat et le patrimoine, enfin et non le moindre des charges sociales nées d’un système de Sécurité sociale inefficace et ruineux. Si l’on devait rendre un seul service aux salariés les plus pauvres ce serait de leur rendre le pouvoir d’achat qui leur est confisqué par des cotisations aberrantes et léonines. Mais on préfère parler précarité, pénibilité, et geindre sur le malheur des classes laborieuses. Cerise sur le gâteau : « il faut faire payer les riches ». Je ne vois pas ce que le gouvernement Fillon a à envier au gouvernement Jospin. Faire du socialisme pour surmonter la crise du capitalisme est une double erreur : et sur le mal, et sur le remède.
La traque aux riches trouve un nouvel aliment dans les statistiques publiées par l’INSEE. Or ces statistiques ne disent pas grand-chose de significatif. D’une part les égalitariens devraient être satisfaits : les mêmes séries statistiques prouvent que les écarts de revenus se sont réduits, et non pas accrus, au cours des quarante dernières années. Le capitalisme et la mondialisation ont été un contrepoids appréciable au socialisme gouvernemental. D’autre part, le « seuil de pauvreté » (qui est la valeur de revenu égale à la moitié de la médiane) augmente avec la croissance du revenu global (la médiane ne se déplace pas vers le bas et la classe moyenne n’a pas disparu). Enfin, la mesure des revenus les plus faibles comme les plus élevés est très incertaine, surestimant ou sous-estimant les uns ou les autres. D’ailleurs pauvreté et richesse se mesurent-elles en termes de revenus courants ?
Je crois qu’on fait fausse route en portant toute son attention sur les écarts de revenus. Il y aura toujours des écarts, et les régimes les plus « communisants » (en général totalitaires, car le communisme est contre la nature et contre la liberté) ont leur nomenklatura tandis que le peuple meurt de faim. On sera toujours le pauvre ou le riche de quelqu’un d’autre.
Ce qui est important c’est la promotion sociale, c’est-à-dire la possibilité pour le pauvre de devenir riche. Ce n’est pas en pénalisant le riche qu’on élimine le pauvre, sauf à rendre tout le monde pauvre (à l’exception de ceux qui organisent la redistribution forcée des revenus). Telle a été d’ailleurs pendant longtemps la signification du « rêve américain » : de pauvres immigrés devenant des millionnaires. En une génération 95 % des Américains sont sortis de la classe la plus pauvre, et 25 % sont parvenus tout en haut de l’échelle des revenus. Ce qui est en panne, en France – et peut-être aux Etats-Unis s’ils se socialisent – c’est l’ascenseur social.
La conclusion est bien simple. Arrêtons le socialisme, qui crée la pauvreté durable, et adoptons la seule politique de justice : reconnaître les mérites, les efforts et les talents, et permettre à chacun d’aller au plus haut de ce qu’il peut faire. Le progrès social naît de la liberté.
source : Libre.org




14 Comments
La conclusion de l’article est superbe, et je suis admirative…mais pour arriver à ce point culminant du bonheur social, il faudrait d’abord réformer » l’Education » nationale qui est la véritable machine à engendrer des loosers…
Il y a trop de pauvres en France. Ce qu’il faudrait c’est qu’il y ait plus de riches.
C’est ça qui nous manque. Deux solutions: ou bien on prend aux riches pour donner aux pauvres et surtout à ceux qui ne travaillent pas.Ou bien on laisse les gens travailler,produire(et notamment des emplois) et échanger et engendrer de la prospérité,sans leur en retirer trop d’impôts.
Le pècheur chinois laisse un poisson de temps en temps à son cormoran.
@ New Dawn
L’Education Nationale n’est que porteuse d’une idéologie démago-socialiste.
C’est d’abord la mentalité des gens (et pas seulement des Français) qu’il faudrait aider à modifier. Enfin,des Français quand même,pcq peu de peuples manquent autant de réalisme à long terme, et de vrai esprit collectif et national,ni ne pratique autant l’égoïsme collectif dit « collectivisme ». La lutte de classes, ça nous va particulièrement bien !
Au point,savez-vous, que,dans certains milieux, cela va jusqu’à dire que de vouloir c’est un crime contre le peuple,en somme du fachisme.Tant qu’on en restera là . . !!
pardon,oubli : …de vouloir faire des économies !
bien dit ! a quand lamise en application de ces preéceptes? Quant à moi, je crois aussi que le socialisme permet plus aux « imbéciles » de s’exprimer, alors que les concepts d’économie basée sur la croissance c’est à dire sur la créativité, sont difficiles à faire comprendre!
À quand l’application de ces préceptes ? A qui posez-vous la question ? En tous cas,ce n’est pas de moi que ça dépend. Mais je pense que c’est par là qu’il faut commencer, parce que l’urgence est de soulager l’économie nationale et les entreprises,et parce que,pour produire efficacement (cad avec une compétitivité qui permette de faire face à la concurrence étrangère),il faut d’abord diminuer les coûts de production,donc tout ce qui pèse sur eux.L’argent que demande arbustier ne pourra venir que de là et pas d’ailleurs.Il faut surtiut commencer par le commencement,et ne pas mettre la charrue avant les boeufs.
L ‘Economie,en tant que Pratique(que certaine appellent science),ce n’est essentiellement que le panier de la ménagère,dont l’unique principe est de ne pas dépenser plus que ce que l’on possède et de se contenter de ce qu’ on a.quant à l’impôt,ce n’est qu’un mal nécessaire, à
user,de la part de l’Etat suivant le principe de la Mesure,sans tuer la poule aux oeufs d’or,à savoir l’entreprise.
Ce n’est jamais de gaité de coeur qu’une entreprise se délocalise,c’est pour éviter la faillite et la mévente auxquelles risque de l’acculer les frais imposés par notre régime étatique.
La virulence ultra libérale et extrême du Professeur Garello nous surprend car économiste de grand talent, les dégâts résultant d’une mondialisation sauvage au seul bénéfice d’un petit groupe de financiers n’ont pu lui échapper.
Nous rejoignons ses vues quand à une distribution sans régles ni contrôles du bien commun mais devons reconnaître que la suppression brutale de centaine milliers d’emplois résultant de délocalisations « bienveillantes » a privé la France de considérables recettes fiscales et sociales qu’il est désormais aujourd’hui impossible de distribuer.
Comment défendre sans eddort exigé en contrepartie des patrons et des salariés qui en pleine connaissance de cause ont vendu nationalement etr internationalement sans effort ni valuer ajoutée des produits financiers à la substance invérifiée et, douteux.
Réduire les charges sociales pesant sur les entreprises et les salariés: très bien mais réduire la capacité de la France à soigner et faire vivre ses citoyens
à la retraite : NON -l’argent devra venir d’ailleurs et nous savons le Professeur Garello parfaitement qualifié pour diriger la chasse aux trésors multiples.
« La virulence ultra libérale et extrême » ??? il faut arrêter de fumer la moquette cher Monsieur ! La violence a une source principale : l’état et ses hordes de fonctionnaires et adorateurs du Moloch toujours prompts à détrousser l’honnête travailleur ! ôtez vos lunettes noires de plomb de votre idéologie ! et, vous et vos copains collectivistes, foutez-nous la paix ! Laissez-nous travailler pour NOUS enrichir, nous et nos familles et non pas pour, à travers l’impôt, financer la gabegie, le parasitisme, la substitution de peuple !
*a propos des charges sociales: est il normal de charger de la même façon une entreprise qui est obligé d’avoir beaucoup de salariés parce que son activité l’exige et une entreprise qui grâce aux techniques peut dégager une marge considérable avec peu de salariés.
ne vaudrait il pas mieux alourdir les charges sociales des entreprises fortement mécanisées qui dégagent de fortes marges et au contraire diminuer celles qui sont très dépendantes de la main d’œuvre?
Monsieur GARELLO, je vous trouve fort modéré dans vos propos. Il me semble que la France soit devenue une sociale démocratie qui ait échoué pour sombrer vers un système « collectiviste » et ce depuis ces 30 dernières années. L’ump n’est pas un parti de droite. Il y a 3 réformes à mener de toute urgence:
1 La diminution des coûts du travail (d’environ 10%)
2 la réforme de la fiscalité (du bas au haut de l’échelle des revenus)
3 la réforme de l’état et des collectivités territoriales (budgétivores pour des résultats souvent désastreux)
Tout le reste n’est que du BLABLA politicien tentant de faire croire aux français que l’état peut continuer à jouer les cigales.
D’accord avec vous Colin. (Et avec Bertrand).Tout ce qui diverge de la pratique de la ménagère,c’est,pire que du blabla,de la magouille.En réalité,ce qu’on définit comme l’économie de nos jours,c’est uniquement les rentrées et les sorties de l’Etat,alors que cela devrait être basé sur le travail et la productivité. Et c’est cela qui devrait importer à un régime étatique réaliste.
Mais,selon M.J.F.Kahn, le réalisme,ce serait du fachisme ! À quoi je lui opposerais St Vincent de Paul: » ce qu’il faut pour faire la charité,c’est d’abord de l’intelligence! ». Et aussi ce brave Chamfort : « Il faut être juste avant d’être généreux,comme on a des chemises avant d’avoir des dentelles ! »
Tous les échelons politiques français, de la simple mairie au ministère de l’économie et des finances, ont pour principe de compenser un budget déficitaire par une part légale d’emprunt – et donc de rembourser de l’argent – afin d’atteindre un artificiel équilibre financier.
A la limite, seuls les villages ont de sains principes de gestion. En effet, si le maire d’une commune de 500 à 1000 habitants s’amuse à faire n’importe quoi avec l’argent de ses électeurs, l’information circulera vite et il sera balayé à la prochaine municipale.
On touche là d’ailleurs à un paradoxe démocratique : pour créer de la proximité démocratique – difficile à percevoir dans un pays de 65.000.000 d’habitants, surtout quand on habite dans une grande ville – il y a différents échelons, allant de la mairie au département, puis la région et enfin l’état.
Effectivement, les échelons départementaux et régionaux sont devenus parasitaires surtout que ce sont les seuls leviers de pouvoir aux mains des partis de gauche.
Certes la décentralisation oblige les collectivités territoriales à financer des équipements ou à prendre en charge une masse salariale croissante, mais une culture ultra-dépensière s’est hélas généralisée, sans qu’on en ressente une proximité démocratique plus nette.
Je crois qu’avant d’être anti gauche ou droite, il faut être avant tout anti dépense infondée, anti budget de déséquilibre compensé par une part d’emprunt en augmentation exponentielle.
Bref, considérons enfin que la politique est un véritable service public et collectif, qui doit être désidéologisé au plus vite.
je souris,TOUJOURS lorsque notre droite molle tape sur les socialiste,,
on n »a pas fait mieux qu’eux,,hélas
l Ȏtat et ses structures SONT socialiste,,
et notre droite molle n »a JAMAIS oser s »y attaquer;le poids des fonctionnaires,des syndicats,paralyse l »état et TOUT les politiciens
le socialisme et la droite molle créer la pauvreté,,tout les deux,ne savent pas gérer les finances du pays
sans langue de bois,,MOI
SARKOZY-FILLION auront tout fait pour perdre,et mécontenter ses électeurs,
le pays est en faillite,et le président déclenche des guerres a un millions pars jours,800 000 étrangers légalisées,alors que nous avons quatre millions de chômeurs,taxés les mutuelles a 7;5%,une âneries d »incompétents,et on ne TOUCHE pas a la niche COPE;le 1% de EDF pour le comité d’entreprise,plus de 500 millions d »euros,,sur nos factures,,PAS TOUCHE,
8 millions de retraités a moins de 900 euros et des politiciens a 32700 euros pour barnier,CHIRAC-GISCARD 31 000;CHARASSE 20 000 et les autres,Bachelot,6000 fermetures de commerce,sa bêtise du H1N1 et les 30 millions de masques,les chômeurs ,ils fumes,,c »est de leurs fautes,,plus d »argent dans les caisses,et 136 milliards de dette social,alors au bout de quatre,le ministre nous explique,,il y a des fraudes,,MAIS tout le monde le SAIT,lisez la cours des comptes,150 000 fausses cartes vital,la CAF?les allocations familiales,les faux papiers pour les aides,les trafics en tout genres,,l »immigrations illégale,je m’arrête la
forcément,nous;les petits chefs d »entreprises n »on pas la même visions que nos politiciens de tout bords ;eux gaspille,mais ne risque RIEN
nous,c »est la justice qui nous ferait des misères,mais;comme c »est notre argent,notre entreprise,,on fait attentions,
et comme on ne nous écoute JAMAIS,,un avis
virage a 180,sinon,droit dans le mur,
je sais que c »est impossible,alors advienne que pourra