La Vallée des Loups – Palestine sort actuellement en Allemagne et en Turquie. Ce film d’action à gros budget se base sur l’affaire de la flottille abordée par l’armée israélienne occasionnant 9 morts.

Le héro du film fait un carnage pour retrouver le responsable israélien à l’origine de l’intervention. Le film est le troisième volet d’une saga commencée en 2006 avec La Vallée des Loups – Irak, un film qui s’en prenait à la présence américaine en Irak.

Contrairement à ce qu’avance Le Figaro maladroitement, le film ne fait pas la confusion entre juif et Israélien. L’un des rôles principaux du film est celui d’une juive américaine qui accompagne les héros tout en découvrant la situation des Palestiniens (voir la photo ci-jointe). Une scène du film montre une mère palestinienne qui déclare à son fils « nos ennemis sont nos oppresseurs, pas les juifs ». L’argument des détracteurs du blockbuster ne pourrait donc que difficilement passer sur ce point. En revanche, le film est clairement à charge contre Tsahal et la politique israélienne, et pas un seul militaire israélien du film ne laisse transparaître un soupçon de d’humanité.

Au début du film, devant un checkpoint israélien, le héro du film déclare au soldat :

«Je ne suis pas venu en Israël, je suis venu en Palestine.»

On peut effectivement classer ce film comme un « Rambo turc » au sens où le soldat israélien y est tout aussi méchant et cruel que les adversaires de Stallone dans Rambo 5 en Birmanie.

Politiquement engagé, le film signe la rupture d’Israël avec la Turquie un peu plus d’un mois après les échanges par médias interposés entre Benyamin Netanyahou et Recep Tayyip Erdoğan.

Hormis un article peu enthousiaste dans le Figaro et un sujet sur la chaîne Euronews, le film fait très peu parler et ne semble pas trouver de diffuseur en France. En Allemagne il a été interdit aux moins de 18ans.

Image de prévisualisation YouTube

Tags

 
 

0 Comments

You can be the first one to leave a comment.

Leave a Comment